Gestion fiscale : comment s’améliorer ?

Les impôts représentent souvent le coût le plus important auquel les investisseurs doivent faire face et ont un impact disproportionné sur l’accumulation de richesse après impôt. Voici des méthodes pour améliorer votre gestion fiscale.

 Utiliser des comptes gérés séparément (CGS)

Dans un compte géré séparément, les investisseurs sont directement propriétaires de chacun des titres détenus dans leur portefeuille. Cela permet un meilleur contrôle de la gestion fiscale. Par exemple, un CGS peut distribuer les pertes en capital réalisées tout en obtenant un rendement du marché. En outre, la structure d’un compte CGS permet aux investisseurs d’intégrer toute préférence ou contrainte d’investissement unique qui ne peut être mise en œuvre avec les fonds négociés en bourse ou les fonds communs de placement. D’autres informations sont à voir sur concept-patrimoine.com

Récolter les pertes au fur et à mesure qu’elles deviennent disponibles

Les pertes peuvent être utilisées pour compenser les gains réalisés ailleurs dans le portefeuille d’un investisseur afin de réduire la facture fiscale de l’investisseur. En outre, les pertes peuvent être reportées dans le futur lorsqu’elles compensent d’autres gains. Les recherches montrent qu’avec une récolte régulière des pertes, les investisseurs peuvent gagner de 1 à 2 % par an après impôts sur un cycle de marché complet.

 Commerce régulier tout au long de l’année

En négociant régulièrement, les investisseurs bénéficieront d’un plus grand nombre d’opportunités de récolter des pertes. Notez qu’un gestionnaire qui aurait acheté des actions à la mi-janvier aurait eu de nombreuses occasions de réaliser une perte au cours de l’année.

Il est préférable de contourner la règle de la vente à perte, qui stipule qu’un titre ou un titre substantiellement identique ne peut pas être racheté dans les 30 jours précédant et suivant une vente à perte. Effectuez des transactions dans vos portefeuilles tous les 31 à 45 jours environ. Cette pratique permet de gérer le risque du portefeuille, d’investir les liquidités provenant des dividendes et des opérations sur titres avant qu’elles ne nuisent aux performances et de tirer parti de la volatilité du marché. Gardez toutefois à l’esprit qu’il est important d’analyser le portefeuille plus fréquemment, voire quotidiennement, pour tirer parti des opportunités qui peuvent se présenter dans le cadre de ventes fictives au fur et à mesure qu’elles se présentent.

Tirer profit de la volatilité

Tous les clients et les gestionnaires espèrent que le marché boursier va monter avec le temps, mais on préfère un marché quelque peu volatile où toutes les actions ne montent pas. C’est un phénomène courant. Il y a toujours des actions dont le prix baisse, même dans un environnement de marché à la hausse. Les gestionnaires diligents profiteront de toute baisse temporaire des prix pour récolter les pertes.

Perte d’équilibre Récolte et erreur de suivi

Un compromis doit être trouvé entre la gestion indicielle rapprochée et la réalisation des pertes. Les investisseurs peuvent choisir de se concentrer sur la maximisation de la récolte des pertes au détriment du risque, de se concentrer davantage sur le risque au détriment de la récolte des pertes, ou de trouver un meilleur équilibre entre le risque et la récolte des pertes. Ces besoins peuvent également changer tout au long de l’année, de sorte qu’une communication régulière entre le gestionnaire d’investissement et le client est nécessaire pour s’assurer que le portefeuille est aligné sur les objectifs actuels et les opportunités du marché.

Reporter les gains aussi longtemps que possible

Le report des gains d’investissement pour éviter les impôts est tout aussi important que la récolte régulière de pertes, et il apporte une valeur significative aux investisseurs. Cela permet aux impôts qui auraient été payés de rester investis.

Portefeuilles de transition efficaces

Lorsqu’un gestionnaire procède à un rééquilibrage en vue d’une allocation cible ou d’une levée de fonds, les lots les plus fiscalement avantageux doivent être vendus. De même, lorsqu’ils cherchent à financer un nouveau gestionnaire ou à recevoir des actifs d’un gestionnaire qui a cessé ses activités, les investisseurs devraient envisager de financer avec des titres en nature. Ainsi, l’investisseur est en mesure de continuer à reporter les gains et à assurer une transition efficace.

 Gérez les conséquences des pertes de récolte

Lorsque les investisseurs récoltent régulièrement leurs pertes, ils réduisent la base de coût globale du portefeuille. Cela crée un risque potentiel de gains non réalisés plus importants au fil du temps. Voici trois idées à prendre en compte pour rafraîchir un portefeuille :

Le don : Les investisseurs peuvent donner des titres ayant des gains non réalisés importants pour les retirer du portefeuille.

Réalisation de gains stratégiques : Cela peut être une option intéressante si un portefeuille comporte de nombreux lots avec des gains non réalisés importants. L’investisseur peut chercher à réaliser autant de gains qu’il le souhaite, en supprimant les lots d’impôt qui ont pris de la valeur, puis réinvestir le produit aux prix courants.

Ajouter des liquidités au portefeuille : l’injection de nouvelles liquidités dans le portefeuille et l’achat de titres aux prix courants créent de nouveaux lots fiscaux qui augmentent le coût de base du portefeuille.

 Utiliser des systèmes sophistiqués

Chacun des principes ci-dessus est sans objet si le gestionnaire ne dispose pas des systèmes de gestion des investissements nécessaires à la mise en œuvre d’une stratégie d’investissement soucieuse de la fiscalité. L’objectif d’un gestionnaire fiscal semble assez simple : égaler le rendement de l’indice de référence et réaliser des pertes. Mais ces deux objectifs sont opposés et ne sont pas aussi faciles à mettre en œuvre dans la pratique qu’il n’y paraît.

Les investisseurs tireront le plus grand profit d’une gestion fiscale reposant sur des systèmes sophistiqués qui maintiennent des lots fiscaux uniques, tiennent compte des préférences en matière de risque, maximisent la valeur ajoutée après impôt, prennent en considération les coûts de transaction et adhèrent à la règle de la vente fictive.